• Cosmétiques : substances à risque

    Le PARABEN
    Les parabens sont des conservateurs controversés. Pourtant, au départ, ils sont apparus pour remplacer d'autres conservateurs, les formaldhéïdes, jugés dangereux, et dont l'usage est aujourd'hui limité aux vernis à ongles.

    Concernant ce produit l’AFSSAPS (agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) à publié en Avril 2004 un document :

    Parabens - veille scientifique
    Les esters de l'acide para-hydroxybenzoïque (esters de méthyle, éthyle, propyle, butyle ou benzyle) ou parabens, sont utilisés comme conservateurs dans des aliments, des produits cosmétiques et dans 1096 spécialités pharmaceutiques.

    Les parabens présentent une très faible toxicité générale et sont bien tolérés (des allergies peuvent tout de même survenir : urticaire, dermatite), mais les parabens sont métabolisés (c'est-à-dire le fait qu'on puisse les retrouver dans l'organisme) peut être considéré comme inquiétant en soi.

    Plusieurs études réalisées in vitro et in vivo ont montré que les parabens exerçaient une activité œstrogénique faible Une étude récente suggère l'accumulation des parabens dans le tissu mammaire cancéreux(1).

    L'auteur émet l'hypothèse d'une relation entre la présence de parabens ,dans le tissu mammaire, leur activité œstrogénique et l'induction de cancer du sein.

    L'accumulation potentielle des parabens dans le tissu mammaire, liée à l'utilisation de produits contenant des parabens, et l'implication éventuelle des parabens dans la survenue du cancer du sein ne doivent pas être négligées.

    C'est pourquoi l'Afssaps poursuit une veille scientifique et technique dans le cadre de ses missions de sécurité sanitaire et met en place un groupe de travail sur ce sujet.

    Mais le Paraben n'est pas le seul ingrédient "à risque" que l'on retrouve dans la plupart des cosmétiques du marché. De nombreuses pubs commencent à être diffusées avec comme slogan "SANS PARABEN" mais ne vous y trompez pas le fait de supprimer cet ingrédient ne rend pas le produit plus "acceptable".
    De nombreux autres ingrédients sont également employés dans la cosmétique traditionnelle et qui peuvent être plus "dangereux" (voir substances à risque ou le
    guide de Greenpeace par exemple)
    Pour en savoir plus sur la cosmétique bio ou naturel vous pouvez également consulter notre page
    Cosmetique bio
    La pétrochimie est elle indispensable?
    Oui et non, si il y a des secteurs, ou actuellement il est très difficile de s'en passer, comme les produits plastiques, il ne faut pas oublier qu'en 1950, les produits consommables (hors plastique) issus de la pétrochimie atteignaient seulement 1.5 millions de tonnes dans le monde, alors qu'en 2000, on en a produit 52 millions de tonnes, cela veut il dire qu'avant 1950, on n'avait pas de cosmétique, de produits d'entretien, de parfums,.. si, mais ils étaient fabriqués avec des matières premières d'origine naturelle.

    Il ne faut pas se cacher la face, les produits naturels sont plus chers que ceux d'origine pétrolière , et il n'est donc pas toujours évident d'accepter de dépenser plus, à chacun de nous de voir ou est son intérêt et celui de l'environement.

    Pour ceux qui décident d'essayer, il ne faut pas se tromper sur les produits, de nombreuses marques revendiquent à coup de pub le naturel de leurs produits, mais seul le logo Nature et Progrès (N&P) ou Cosmébio pour la France et BDIH pour l'Allemagne vous garanti que vous n'aurez pas de sous-produits pétroliers dans la composition de votre cosmétique. (Pour les produits d'entretien en plus de N&P vous avez maintenant le logo Ecocert controle.)
    Les SUBSTANCES A RISQUES
    Les dangers vont de la simple irritation au risque de cancer.
    1. Les huiles minérales : Les paraffines dérivées du pétrole sont très avantageuses pour l'industrie cosmétique Elles sont à la fois simples à travailler et très bon marché, par contre ces huiles artificielles empêchent la peau de respirer.
      Ces huiles minérales comme la Paraffinum liquidum sont composées de chaînes d'hydrocarbures qui ne peuvent pas être métabolisées par l'organisme.

      L'OMS a prouvé que les huiles minérales peuvent être stockées dans l'organisme et endommager le foie, ou entrainer une inflammation des valvules du coeur (due aux cires de paraffine par exemple).
      Actuellement, seules quelques huiles minérales et quelques produits pétroliers ont été testés, mais les résultats alarmants devraient d'ores et déjà nous engager à renoncer à ces produits.

    2. Les huiles et cires de silicone Ces substances entièrement synthétiques, dérivées du silicium et contenant des atomes d'oxygène, sont employées dans une multitude de produits.
      La Dimethicone est l'une des matières premières les plus utilisées pour les formules de protection de la peau, de soins capillaires et de rouges à lèvres.
      On trouve aussi la Cetyl dimethicone copolyol, la Phenyl trimethicone, la Stearyl dimethicone Les huiles de silicone sont douces et s'étalent bien sur la peau, encore faut il qu'elles soient de bonne qualité.
      Elles sont de loin préférables aux huiles minérales, mais elles ont un grave inconvénient, elles sont très peu biodégradables et nocives pour l'environnement et donc indirectement pour notre santé.
      Par ailleurs, dans les shampooings, elles auraient tendance à étouffer le cuir chevelu.

    3. Les SLS comme Sodium-laureth-sulfate ou le sodium-lauryl-sulfate agressifs pour les muqueuses, responsables d'irritations cutanées et allergiques au niveau de la peau, des yeux et de muqueuses.

    4. Les polyéthylenglycols (PEG) dont l'obtention se fait à partir de gaz et de manipulations extrêmement dangereux. En outre, ils augmenteraient le phénomène de boutons et points noirs.

    5. Les monoéthanolamine , diéthanolamine et triéthanolamine ( MEA , DEA et TEA ) qui peuvent déclencher l'apparition de nitrosamines (cancérigènes)

    6. BHT et BHA : Antioxydants. En haute dose, ils ont des effets cancérigènes sur l'estomac (d'où leur interdiction dans les produits alimentaires).

    7. Composés organo-halogénés : l'halogénation consiste à introduire dans les molécules du chlore, du brome ou de l'iode. Signe un conservateur de synthèse. Ont un potentiel allergène et sont hautement réactifs. S'ils se fixent dans les tissus, ils peuvent s'y décomposer, se fixer et les endommager.

    8. Formaldéhydes : Substance cancérigène. C'est un conservateur qui, à présent, a été remplacé dans bon nombre de formulations.
      Le formaldéhyde est un gaz à température ambiante, mais il est utilisé en solution aqueuse.
      Il est connu sous diverses autres appellations : Formol, Formalin, Formic aldehyde, Paraform, Methanal, Methyl aldehyde, Methylene oxide, Oxymethylene, Oxomethane.
      C'est en effet un fort allergène (classe A selon le DIMDI). Cependant d'autres conservateurs peuvent libérer du formaldéhyde.
      D'après la directive cosmétique : "Tous les produits finis contenant du formaldéhyde ou des substances (...) libérant du formaldéhyde doivent reprendre obligatoirement sur l'étiquetage la mention «contient du formaldéhyde» dans la mesure où la concentration en formaldéhyde dans le produit fini dépasse 0,05 %."
      En tant que conservateur, le Formaldéhyde est interdit dans les aérosols, et sa concentration ne doit pas dépasser 0,2% sauf pour les produits pour hygiène buccale : 0,1%. Cependant, dans les produits pour durcir les ongles, sa concentration est autorisée jusqu'à 5%.

    9. Séparateurs de formaldéhydes : Formaldéhyde, DMDM hydantoïne, bronopol. Substances capables de dénaturer des protéines.

    10. Nitrosamines : Pénètrent par l'intermédiaire de matières premières souillées. Cancérigènes

    11. EDTA et Etidronic acid : Ont la propriété de se fixer et sont donc critiques du point de vue toxicologiques.

    12. Composés musqués : Ces substances odorantes artificielles très stables se fixent dans les tissus. Sont cancérigènes.

    13. Substances obtenues à partir de PEG et de PPG : Ont la consistance d'un liquide ou d'une cire. Obtenus à partir de gaz de combat, extrêmement réactifs et particulièrement toxiques.

    14. Sels d'aluminium: Employés dans les déodorants. Peut résulter des réactions inflammatoires. Les glandes sudoripares peuvent être endommagées par une utilisation répétée. Les recherches en cours en font un ingrédient polémique car ils pourraient se fixer dans certaines organes dont le cerveau.

    15. Le triclosan est un produit chloré hautement réactif. Bactéricide, il peut empêcher le bon fonctionnement du foie. Il est souvent souillé par la dioxine, très dangereuse, même en quantité infime.
    16. Colorants cosmétiques et colorants pour cheveux : Des chercheurs américains ont constatés que l'utilisation de colorants pour les cheveux multipliait par cinq le risque de cancer du sein.

    17. Amines aromatiques : Substances de base des colorants d'oxydation. Substances toxiques qui peuvent être absorbées par la peau.

    18. Colorants azoïques : Colorants à base de goudron synthétique avec des groupes amino, particulièrement critiques sur le plan toxicologique.

    19. Les quats et polyquats (INCI : Quaternium plus un chiffre) : Employés comme antistatique. Couramment utilisés : CTAC ( Cetyl trimethyl ammonium chlorure ) et le DSDMAC ( Quaternium 5 ). Biodédradable mais léger effet irritant sur la peau.
    Le benzoate de sodium (Sodium Benzoate)
    De formule chimique (Na+ + C6H5COO-), Le benzoate de sodium est le sel de sodium de l'acide benzoïque.
    Le sodium benzoate se retrouve à l'état naturel dans certains fruits comme les canneberges, les airelles ou certaines prunes, pruneaux, cannelle et clous de girofle.
    Il est fréquement utilisé comme conservateur (Additif luttant contre la prolification bactérienne) dans l'industrie agro-alimentaire (boissons sucrées, confitures allégées, chewing-gum, crevettes cuites, vins...) sous la référence code E211.
    On retrouve également Le sodium benzoate dans de nombreux médicaments en raison de ses propriétés (antiseptique, antifongique, expectorant) mais aussi dans les produits cosmétiques Bio puisque c'est un des rares conservateur autorisé avec entre autre La vitamine E, les alcools et certaines huiles essentielles.
    Le sodium benzoate peut être d'origine végétale ou synthétisé à partir de l'acide benzoïque.
    Les substances naturelles
    Utilisez de préférence des cosmétiques utilisant des produits naturels tel que :
    1. Les huiles, beurres, graisses et cires végétales
    2. Les eaux florales, hydrolats, infusions florales
    3. Les huiles essentielles
    4. Les argiles
    5. Les algues
    6. Les alcools et acides gras. Cetyl alcohol , Behenyl alcohol , Stearyl alcohol ou Myristil alcohol , Lauric acid , Stearic acid , Myristic acid , Palmitic acid .
    7. Les gélifiants :farine de Guar, la farine de noyau de caroube, la gomme arabique, l'agar-agar, les algines et l'amidon de pomme de terre, de riz ou de blé
    8. Les tensioactifs naturels : le laurylsulfate et le disodium-laureth-sulfate tirés de l'huile de coco ou de palme, la bétaïne (composant du beurre de coco)

      Source : http://www.penntybio.com/cosm/prisque.htm

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